tula-mama-tula

Karibu!!! Invitation au partage, à une mise en question, à un échange, à une écoute, à une lecture plus approfondie des réalités qui nous entourent,à un enrichissement, et à tant et tant encore. Karibu. Je me réjouis de partager tout ça avec vous!!!! Rafiki

Monday, May 19, 2008



Le site AFRCAMAAT.COM nous renvoie à des infos intéressantes. un petit extrait

La jeunesse noire, connaît-elle encore les origines philosophiques des musiques actuelles qu’elle affectionne ?

Extrait d’un article publié dans le n°2 de la revue Afrik@raibes mag. [1]
La musique et la danse sont aujourd’hui les principales passions des jeunes à travers le monde. Depuis le contact avec l’occident, les musiques inventées par les Noirs sont nombreuses : Gospel, Rock’nRoll, R’n’B, Rap, Reaggae, Salsa, Gwo ka, Biguine, New Jack, Reagga, Bossa nova, Zouk, Compa, Jazz, Soul, etc. Toutes, elles puisent leurs racines communes en Afrique noire où le rythme revêtait une signification précise que nous avons depuis quelque peu oubliée.

HAUTBOIS ET TROMPETTES AFRICAINES
TCHAD

LOUIS AMSTRONG

DIZZY GILLESPIE

JAZZMAN
Les peuples d’ascendance africaine ont toujours eut une très haute perception de la musique et du chant et cela depuis l’époque pharaonique. Chansons populaires ou sacrées, les paroles misent en musique revêtaient des genres différents selon leur finalité sociale et culturelle : Chants liturgiques (pour les cérémonies religieuses), chants pour le travail (semailles, récoltes, construction d’une infrastructure...), chansons familiales (mariage, naissance, berceuse...), chansons populaires (fêtes, contes, deuil...), chansons militaires (chant de guerre, chant de chasse...), etc. [2]
Les Africains de la période pharaonique (Egyptiens) célébraient chaque année une multitude de fêtes, religieuses ou non, qui leur permettaient d’organiser des concerts, des cérémonies théâtrales et autres réjouissances populaires. En égyptien ancien, le terme désignant ces fêtes populaires est "hb" (Wb.III.57.5). Le terme "hm" s’appliquait en particulier aux cérémonies liturgiques. On retrouve cette distinction en langue Zoulou par exemple, avec les termes "gubho" pour "fête populaire" et "goma" pour "fête religieuse". [3]
Mais intéressons-nous quelque peu au savoir des Dogons pour mieux saisir les racines africaines de la musique noire. Selon ces derniers, la parole est à l’origine créatrice de toutes les formes de vie. "Du Verbe de Dieu est issu l’atome de l’univers d’où sont sortis tous les êtres".
G. Calame-Griaule et B. Calame,résument ainsi la philosophie des Dogons. Ils sont à l’initiative d’une vaste étude menée à partir des résultats des recherches faites sur le terrain par M. Griaule et G. Dieterlen (1950). "La première de toutes les paroles prononcée par Nommo (la Divinité) exprimait l’idée même de "parole". Cette première parole", disent les Dogons, "se manifesta sous la forme d’un battement régulier qui fut le premier rythme, les Dogons l’appellent "la mère des paroles".
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MUSICIENNES EGYPTIENNES
Cette "mère des paroles" d’essence divine est aussi l’origine de la parole humaine et des rythmes musicaux "qui allèrent en se compliquant mais toujours en correspondance avec les paroles", ajoutent-ils. La suite de l’analyse nous fournit les raisons de l’existence aux Antilles de phrases en kréyol du type : I ka fè klarinet’ la palé fwansé ! (il fait la clarinette parler français). Pourquoi vouloir associer le son d’un instrument à l’idée d’une parole prononcée ? D’où vient cette idée ?
Chez les Dogons, "tout rythme musical produit par un tambour ou tout autre instrument peut être traduit en formules types qui représentent la parole de cet instrument, elle-même interprète de la voix du moniteur ou des ancêtres réglant la marche du monde". Ainsi jouer d’un instrument pour l’africain, c’est en fait le faire "parler". Musique et Parole sont un tout car les instruments ne sont que les porte-paroles du divin (Nommo) ou des ancêtres lumineux séjournant près du divin, qui "continuent à assurer le maintien en équilibre de l’univers et de la société des hommes". La musique comporte encore la vertu prodigieuse de féconder et de vivifier "car elle est de la même essence que l’eau, source de vie". Les Dogons affirment que cette substance subtile est logée à l’état latent dans le corps de l’homme "en compagnie des huit graines qui constituent les principes vitaux de la personnalité".
L’art du poète ou du chanteur consiste à rendre la parole fécondante et vivifiante. A ce titre, la musique est aussi utilisée en Afrique dans le cadre de la médecine pour guérir (ou plutôt vivifier) les malades.
Le couple parole/musique est ainsi à la base de toutes les conceptions musicales et cosmologiques négro-africaines.

DANSEURS DOGONS
L’émetteur naturel de la parole, selon les Dogons est "constitué comme une forge symbolique, dont le foyer est le cœur, rouge et palpitant comme le feu. Le foie, au niveau duquel se passent d’importants échanges biochimiques, est semblable à un récipient dans lequel l’eau, chauffée par le cœur, entre en ébullition et se transforme en vapeur, légère en cas de bonnes paroles, brûlantes dans le cas de mauvaises.
Projetée à l’extérieur par les poumons qui jouent le rôle de soufflets, la vapeur se dirige en suivant une ligne hélicoïdale qui est celle de la vibration créatrice et pénètre par l’oreille de la personne de l’auditeur.
Suivant en sens inverse son chemin initial, elle condense et redevient liquide. Elle est alors acheminée par les différentes parties du corps".
Cette vision philosophico-spirituelle de la musique devrait inspirer une profonde réflexion sur la nature et le message des musiques actuelles.
Les jeunes ne doivent pas oublier le sens profond de la musique et le vertues que nos ancêtres lui accordait, au profit d’intérêts commerciaux qui contribuent à dévaloriser le sens même de cet art.
Prenons humblement conscience du message des Dogons, et tâchons d’être à la hauteur de leurs idéaux.

Sunday, May 04, 2008


Comme nous le mentionnions lors du mois de mars, des séminaires sur l'identité africaine et rwandaise sont en train de voir le jour.


Les séances ont commencé avec un séminaire adressé aux jeunes du pays, lors de la semaine de la commémoration du génocide et du deuil national au jour du 10 avril, en signe d'espoir à la reconstruction, de la réconciliation et de la revalorisation des valeurs culturelles et identitaires auprès des jeunes. Son Excellence, Le Ministre des Sports et de la Culture est venu en personne ouvrir le séminaire par un message clair, tranchant et plein d'espoir.


Du 23 au 26 avril a eu lieu à Gisenyi à l' Ecole Pilote du Projet Mineduc Schoolmanagement le sémainire adressé aux préfets de discipline . Vous trouverez ci-dessous l'écho que le site du Mineduc lui réserve. (http://www.mineduc.gov.rw/)


Formation des Préfets de discipline en matière d’identité africaine et rwandaise

A partir du mercredi 23/04/2008 jusqu’au samedi 26/04/2008, l’Ecole des Sciences de Rubavu a abrité un séminaire de formation des Préfets de Discipline des trente écoles pilotes qui sont encadrées par le projet Mineduc Schoolmanagement, projet qui opère au sein du Ministère de l’Education, dans le cadre de la bonne gestion des écoles du Rwanda, sur l’identité africaine et awandaise.
Pendant ces quatre jours de formation, ces préfets de disciplines avaient deux grands objectifs à atteindre :


  • Le premier point concernait l’établissement d’une bonne discipline à l’école et de gestion des multiples tâches liées à la préfecture de discipline à l’école pour sa bonne gestion tout en basant sur les modules qui sont mis en place,

  • Le second point était la formation sur l’identité Africaine et Rwandaise dont les Préfets de discipline doivent se servir pour atteindre leur objectif au quotidien.

  • Il est à mentionner le fait que ce séminaire a été organisé suite à la demande expresse des préfets de discipline des 30 écoles pilotes du projet Mineduc Schoolmanagement en vue de pouvoir mieux représenter leur rôle de gérant de la culture et des valeurs rwandaises et africaines au sein de leurs établissements respectifs.
    A cette session de Rubavu, les séminaristes ont pu apprécier le modèle de la préfecture de discipline de l’Ecole des Sciences de Rubavu, un modèle qui a été présenté aux autres pour appréciation.

  • Pour ce qui est du second objectif de ce séminaire, un expert international, Dr. MUTOMBO Kanyana, qui a une expérience de plus de 15 ans dans la formation interculturelle et travaillant depuis vingt ans sur la revalorisation de l’identité africaine, a animé le séminaire en collaboration avec l’ Inteko Izirikana et Mr. MURENZI de l’Université Nationale du Rwanda. Les participants ont appris à apprécier ensemble les différentes valeurs de la vie (le respect, la tolérance mutuelle, le partage, le pardon, l’équivalence du genre, l’ubuntu...), à leur tour, ils sont appelés à les faire transparaître à leurs élèves. Ainsi, nos élèves sont appelés à découvrir la perception qu’ils ont sur eux-mêmes, sur le Rwanda, sur l’Afrique et sur le monde en général en vue de construire le monde de demain debout, la tête haute, fier de leur identité africaine et rwandaise soutenu par une colonne vertébrale bien droite.
    Les séminaristes de Rubavu sont rentrés décidés de créer des clubs au sein de leurs écoles sur l’identité africaine et rwandaise.
    Le séminaire qui est une des premières qui s’organise dans une école pilote, de même à entamer le rôle qu’auront toutes les écoles pilotes à partir de 2008, formées depuis 2003 en bonne gestion scolaire sur le plan de l’administration, de la planification, de la gestion pédagogique, des thèmes transversaux de la santé, de l’hygiène et autres, à former à leur tour les autres écoles du District à la bonne gestion. Cette première expérience s’est dotée d’un succès palpable.
    RUBERWA Emile

  • Une autre conférence à vu le jour à l'Hôtel des Mille Collines ou les organisateurs de VVOB ( Vlaamse Vereniging voor Ontwikkelingssamenwerking en technische Bijstand) s'adressaient cette fois-ci aux Coopérants travaillant au Rwanda. Le contenu du séminaire , qui traçait les étappes de la construction, de la déconstruction et de la reconstruction de l'image de l'Africain en général et du Rwandais en particulier a offert maintes occasions de discussions. La revalorisation de la culture et de l'Identité a été un des thèmes principaux du séminaire. Les participants ont tous reçu une documentation détaillée par un fascicule de plus de 80 pages.

  • A Saint Paul à Kigali s'est organisé par la suite du 29 avril au 3 mai le séminaire sur l'Identité africaine et rwandaise , qui était destiné aux directeurs de l'Education des districts et aux représentants de l'enseignement secondaire des écoles pilotes du projet Mineduc schoolmanagement.Les participants ont beaucoup apprécié le contenu du dit séminaire , financé pour la plus grande partie par les Clubs Rotary Nidau Biel en Suisse, Kigali Mont Jali au Rwanda, Rotary international (56 000Dollars)et le projet Mineduc Schoolmanagement.

Grand Lacs Hebdo mentionne


En marge de l’atelier, l’Expert Dr Kanyana Mutombo, qui vit à Genève en Suisse et qui a conçu le projet de revalorisation de l’identité africaine et rwandaise, a livré au journal Grands Lacs Hebdo son message pour les Jeunes du Rwanda et de la région. Le voici :
Le message est de leur dire que moi j’ai eu le même âge qu’eux. A leur âge, mes yeux étaient rivés sur l’Europe. Mes rêves étaient des rêves européens. Je ne voyais de futur qu’européen ou européanisé. J’ai eu la chance, non pas nécessairement en termes matériels, de me rendre en Europe, d’y vivre et d’y poursuivre mes études, de les terminer et de m’y installer là-bas ; ça m’a permis d’avoir beaucoup de distance par rapport à cette Europe. Parce que quand on est dans le ventre du monstre, on arrive à mieux connaître le monstre. Et on arrive à se rendre compte à quel point ce monstre nous a broyés depuis l’Afrique. Et que même en étant là-bas, il continue à nous broyer.
Donc, ça coûte énormément aujourd’hui de pouvoir se rendre en Europe. Parce que toutes les portes sont fermées. Mais en tout cas, mon message serait de pouvoir regarder l’Europe, l’Occident, le monde extérieur, avec un regard non pas nécessairement hostile, mais un regard critique. Savoir qu’ils sont possesseurs, qu’ils sont dotés de beaucoup d’énergies, de beaucoup de valeurs, de beaucoup de génies qui viennent de leur culture. Et dont ils ont à peine exploité le 5%.
Le jour où nous allons exploiter tout notre génie culturel, scientifique, historique, je pense que l’Afrique pourra se relever.
Ce message pour des jeunes du Rwanda, je pense que c’est un message qui prend toute une autre signification. Parce que ce pays a vécu quelque chose d’impensable, quelque chose d’inimaginable. Et tout ça pourquoi ? Parce que, à un certain moment, on s’est mis à construire des identités qu’on a plaquées sur des personnes. Et que ces personnes se sont enfermées dans ces identités conflictuelles. Alors que pendant des siècles et des siècles, elles n’ont jamais été enfermées dans des identités conflictuelles. Mais plutôt elles ont été enfermées dans des identités ouvertes, harmonieuses, qui ont fait leur progrès.
Le Rwanda a pu résister à l’esclavage, à la traite négrière arabe, à cause de ce génie qu’il avait en lui. Le Rwanda a pu résister relativement à la colonisation qui était partout. Il a pu s’en sortir en préservant sa langue, sa culture.
Et puis on arrive à cet atout dont tous les Africains sont jaloux. En tout cas, tous les Africains admirent le Rwanda pour ça. C’est-à-dire d’avoir construit une nation, avant, pendant et après la colonisation. Et de se retrouver après la colonisation entrain de mettre tout ça en l’air. Et d’arriver en 1994 à s’entretuer sans aucune mesure.
Ce message pour les jeunes du Rwanda qui sont le futur signifie que ce futur doit être fait de plus de confiance en eux, de plus de fierté d’être africains.
Et moi, chaque fois que j’aurai l’occasion de pouvoir adresser ce message à d’autres jeunes pour que ceux-ci aillent le répandre ailleurs, je ne cesserai jamais. Si j’ai les moyens, je pourrais revenir ici par mes propres moyens pour faire passer ce message. Parce que je pense que peut-être le Rwanda, parce qu’il a connu quelque chose d’abyssal, de très profondément meurtrier. Peut-être qui sait ? C’est peut-être le Rwanda qui va être la solution au problème de l’identité africaine. Parce qu’il a au moins expérimenté quelque chose qu’aucun autre pays n’a pu faire. Et les Rwandais peuvent parler de l’identité en connaissance de cause, en l’appréciant à sa juste valeur. Les autres peuvent en parler encore d’une manière très intellectuelle, ou parfois folklorique ; etc. Mais au Rwanda, on sait que parler d’identité, c’est quelque chose qui est profond. Parce qu’à un moment, ils ont perdu de vue l’importance de cette identité. Et, en perdant de vue, ils se sont retrouvés en train de s’entretuer, de se tuer eux-mêmes.
Parce que le Rwandais, c’est un Rwandais. Ils n’avaient pas d’ennemis. Mais ils se sont créés un ennemi à l’intérieur d’eux-mêmes. Et c’est ça qui a été extrêmement grave.
Donc, un message d’espoir, un message d’optimisme. Je suis très optimiste envers la jeunesse africaine et un particulier la jeunesse rwandaise.
Et je pense qu’aujourd’hui, on a suffisamment à mettre entre les mains de jeunes pour qu’ils puissent non seulement se relever au contraire de leurs parents qui ont été toujours l’échine courbée, complexés et tout.
On a des jeunes aujourd’hui qui ont la possibilité d’être décomplexés, d’être verticaux, et d’aller de l’avant. En sachant très bien que la direction qu’ils prennent, ce n’est pas la direction fixée par la Chine, l’Europe, le Japon, ou quoi que ce soit. C’est la direction qu’ils se sont choisie eux-mêmes parce qu’ils y croient. (Fin
).


Le séminaire sur les kits pédagogiques du seconadire commencent ce lundi à l'Ecole Pilote APE Rugunga à Kigali .


Nous restons à votre entière disposition pour toute question concernant ces conférences.


Bien à vous et bonne semaine


Cathy


Thursday, April 03, 2008

Je me suis receuillie devant les propos de cet homme - sage, ouvert, tolérant, excluant l'extrémisme noir ....
Une inspiration de plus ....

Barack Obama, le discours de Philadelphie

En risposte aux attaques de ses adversaires et concurrents, le candidat démocrate à la Maison-Blanche a prononcé un discours le 18 mars 2008 à Philadelphie.

Nous présentons sa version ci-aprés en intégralité.

Le texte commence par une citation de la Constitution adoptée en 1787 : « Nous le peuple, en vue de former une union plus parfaite ». Il y a deux cent vingt et un ans dans une salle qui se trouve toujours de l’autre côté de la rue, un groupe d’homme s’est réuni et avec ces mots simples, a inauguré l’improbable expérience de la démocratie en Amérique. Fermiers, savants, hommes d’Etat et patriotes ayant traversé un océan pour échapper à la tyrannie et aux persécutions, ils ont finalement concrétisé leur déclaration d’indépendance à la Convention de Philadelphie qui a duré tout le printemps de 1787. Le document qu’il rédigèrent fut alors signé mais finalement inachevé .Il portait la tache du péché originel de cette nation ; une question qui divisait les colonies et a mené la Convention dans l’impasse jusqu’à ce que les pères fondateurs permettent au commerce des esclaves de se poursuivre pendant au moins vingt ans, et laissent la décision finale aux futures générations.
Bien sûr la réponse à la question de l’esclavage était déjà inscrite dans la Constitution, une Constitution qui avait en son cœur l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi., une Constitution qui promettait au peuple liberté et justice et une union qui pourrait être et devrait être perfectionnée sans cesse.
Et cependant les mots sur le parchemin ne seront pas suffisants pour délivrer les esclaves de leurs chaînes, ni assurer aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute confession tous leurs droits et leurs devoirs de citoyen des Etats-Unis. Il faudra un long temps de générations successives d’Américains qui désiraient jouer leur rôle – par les protestions et les luttes, dans les rues et devant les tribunaux, au travers d’une guerre civile et par la désobéissance civile, et toujours au prix de grands risques, comblent le fossé entre les promesses de nos idéaux et la réalité de leurs temps.
Ceci est une des tâches que nous avons mis en avant au début de cette campagne : poursuivre la longue marche de ceux qui nous ont précédés, une marche pour une Amérique plus juste, plus libre, plus solidaire, et plus prospère. J’ai choisi de me présenter à la présidence à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons faire face aux défis de notre temps sans que nous ne les résolvions tous ensemble – sans que nous ne perfectionnions notre union en comprenant que nous pouvons avoir des histoires différentes mais que nous avons des espoirs communs ; que nous pouvons ne pas nous ressembler et que nous pouvons ne pas venir du même endroit, mais que nous voulons tous aller dans la même direction- vers un avenir meilleur pour nos enfants et nos petits enfants. Cette croyance vient de ma foi inébranlable dans l’intégrité et la générosité du peuple américain. Mais elle vient aussi de ma propre histoire américaine.
Je suis le fils d’un homme noir du Kenya et d’une femme blanche du Kansas. J’ai été élevé avec l’aide d’un grand père blanc qui a survécu à la Dépression en servant dans l’armée (du général) Patton pendant la seconde guerre mondiale et d’une grand-mère blanche qui travaillait sur une chaîne d’assemblage de bombardiers à Fort Lavenworth tandis qu’il était outre mer. Je suis allé dans quelques unes des meilleures écoles en Amérique et j’ai vécu dans l’un des plus pauvres pays du monde. Je suis marié à une femme noire qui a en elle du sang d’esclaves et de propriétaires d’esclaves- un héritage que nous transmettons à nos deux filles chéries. J’ai des frères, des sœurs, des neveux, des oncles et des cousins, de toutes races et de toutes couleurs dispersés sur trois continents, et aussi longtemps que je vivrai, je n’oublierai jamais qu’il n’y a aucun autre pays sur la terre où mon histoire soit possible.
C’est une histoire qui ne fait pas de moi le plus conventionnel des candidats. Mais c’est une histoire qui a imprimé dans mes gènes l’idée que cette nation est plus qu’une somme de ses composantes- à partir de cet multiplicité nous sommes véritablement un. Durant la première année de campagne, contrairement à toutes les prédictions, nous avons vu combien le peuple américain avait soif de ce message d’unité. En dépit de la tentation de voir ma candidature à travers le prisme purement racial, nous avons remporté des victoires décisives dans des Etats avec quelques une des plus importantes populations blanches du pays. Dans la Caroline du Sud, où le drapeau confédéré flotte encore, nous avons construit une puissante coalition d’Africain Américains et d’Américains blancs.
Cela ne veut pas dire que la race n’a pas été un problème de la campagne. A plusieurs étapes de la campagne, certains commentateurs m’ont trouvé « trop noir » ou « pas assez noir ».Nous avons vu la bulle de la tension raciale faire surface durant la semaine qui a précédé les élections primaires en Caroline du Sud. La presse a scruté chaque sortie de bureau de vote pour trouver la moindre preuve de tendance raciale, pas seulement simplement en entre Blancs et Noirs , mais aussi entre Noirs et Bruns.
Et cependant ce n’est qu’au cours des deux dernières semaines que le débat sur la race a pris une tournure particulièrement décisive.. A l’une des extrémités du spectre, nous avons entendu que ma candidature ne serait qu’un exercice de discrimination positive (affirmative action) ;qu’elle serait basée sur le désir de libéraux idéalistes d’obtenir une réconciliation à bon marché. A l’opposé, nous avons entendu mon ancien pasteur, le révérend Jérémiah Wright, utiliser un langage incendiaire pour exprimer des vues qui peuvent approfondir la fracture raciale mais qui dénigre la grandeur et la bonté de notre nation. ; cela offense véritablement autant les Noirs que les Blancs.
J’ai déjà condamné, en termes sans équivoque les déclarations du Révérend Wright qui ont causé cette controverse. Toutefois des questions irritantes demeurent. Est-ce que je savais qu’il critiquait parfois violemment la politique intérieure et extérieure américaine ? Bien sûr. Est-ce que je ne l’ai jamais entendu faire des interventions sujettes à controverse alors que j’étais dans l’Eglise .Oui. Est ce que j’ai fortement réagi à nombre de ces prises de positions ? Absolument- comme je suis sûr que certains d’entre vous ont entendu des interventions de leurs pasteurs, de leurs prêtres ou de leurs rabbins avec lesquels ils étaient fortement en désaccord. Mais les interventions qui ont été la cause de ce récent incendie n’étaient pas seulement un sujet de controverse. Elle n’étaient pas seulement la volonté d’un dirigeant religieux de s’élever contre une injustice vécue. Au contraire, elles expriment une vue déformée de ce pays, une vue selon laquelle le racisme blanc est endémique : et qui met tout ce qui est mal en Amérique au dessus de ce que savons bien comme juste en Amérique ; une opinion qui voit les conflits du Moyen Orient enracinés d’abord dans les actions de solides alliés comme Israël, au lieu de les voir dans l’idéologie perverse et haineuse de l’Islam radical.
Ainsi,les propos du Révérend Wright n’étaient pas seulement faux mais diviseurs, diviseurs à un moment où nous avons besoin d’unité ; ils étaient racialement chargés à un moment où nous avons besoin de résoudre ensemble des problèmes énormes : deux guerres ,une menace terroriste, une économie en déclin, une crise chronique du système de santé, et un changement climatique potentiellement dévastateur ; des problèmes qui ne sont ni noirs ni blanc , ni latino ni asiatique, mais des problèmes auxquels nous sommes tous confrontés. Etant donné mon passé, ma politique, les valeurs que je professe et mon idéal, il n’y a pas de doute que mes condamnations ne sont pas suffisantes. Pourquoi suis-je si proche du Révérend Wright, peut-on se demander ?
Pourquoi ne suis-je pas aller dans une autre Eglise ? Et je confesse que si tout ce que je savais du Révérend Wright n’était que les extraits de ce qui a tourné en boucle sur les télévision et You Tube, ou si l’Eglise de la Sainte Trinité du Christ avait été conforme à la caricature dépeinte par certains commentateurs, il ne fait aucun doute que j’aurais réagis de cette façon.
Mais la vérité est que ce n’est pas la seule chose que je connaisse de cet homme. L’homme que j’ai rencontré il y a vingt ans, est l’homme qui m’a fait connaître la foi chrétienne, un homme qui m’a parlé du devoir de nous aimer les uns les autres, de prendre soin du malade et de secourir le pauvre. C’est un homme qui a servi son pays comme Marine , qui a étudié et enseigné dans plusieurs des plus prestigieuses universités des Etats-Unis, et qui pendant trente ans a dirigé une église qui sert la communauté en accomplissant sur terre l’œuvre de Dieu, en logeant les sans abri, en secourant les pauvres, en apportant une aide quotidienne et son enseignement dans les paroisses et les prisons et en soulageant ceux qui souffrent du sida.
Dans mon premier livre, « Les rêves de mon père » (1), j’ai décrit l’expérience de mes premiers pas à la Trinité : « Les gens commençaient à crier, à se lever de leur siège,à frapper des mains et à pleurer, un souffle puissant portait la voix du Révérend sous la voûte…et dans ce simple mot : espoir, j’ai entendu quelque chose d’autre ; au pied la croix, dans les milliers d’Eglises de la ville, j’imaginais l’histoire du peuple noir se mêlant aux histoires de David et Goliath, de Moïse et de Pharaon,des chrétiens dans la fosse aux lions, la vallée des ossements desséchés d’Ezekiel. Ces histoires de survie et de liberté ; et d’espoir, devenaient notre histoire, mon histoire ; le sang répandu était notre sang, les larmes étaient nos larmes ; jusqu’à cette église qui semblait dans la lumière de ce jour, comme un vaisseau portant l’histoire d’un peuple aux futures générations et à un monde plus vaste .Nos épreuves et nos triomphes devenaient uniques et universels, noirs et plus que noirs ; la chronique de notre voyage, l’histoire et les chants nous donnaient les moyens de reconstituer les souvenirs dont nous devions pas avoir honte …des souvenirs que chaque peuple peut étudier et chérir- et avec lesquelles nous pouvions commencer à reconstruire… »
Telle fut mon expérience de la Trinité. Comme d’autres églises à prédominance noire dans le pays, Trinité rassemble la communauté noire dans son ensemble- le docteur et la maman assistée, l’étudiant modèle et l’ancien membre de gang. Comme d’autres églises noires, les activités de Trinité sont pleines de rires éraillés et quelquefois de propos orduriers ? Elles sont pleines de danses, d’applaudissements, de cris et de hurlements qui peuvent sembler choquant à des oreilles peu habituées. L’église contient toute la gentillesse et la cruauté, l’intelligence subtile et l’ignorance choquante, les luttes et les succès, l’amour et oui, l’amertume et les préjugés qui forment l’expérience des noirs en Amérique.
Et cela permet d’expliquer, peut être, ma relation avec le Révérend Wright. Aussi imparfait qu’il puisse être, il a été comme une famille pour moi. Il a raffermi ma foi, célébré mon mariage et baptisé mes enfants. Pas une fois dans mes conversations avec lui je n’ai entendu des propos portant atteinte à un groupe ethnique, ou traitant les blancs avec lesquels il était en contact autrement qu’avec courtoisie et respect. Il contient en lui les contradictions- les bonnes et les mauvaises- de la communauté qu’il sert avec dévouement depuis tant d’années. Je ne peux pas plus le désavouer que je ne peux désavouer la communauté noire. Je ne peux pas plus le désavouer que je ne peux désavouer ma grand-mère blanche- une femme qui m’a élevé, une femme qui s’est sacrifié encore et encore pour moi, une femme qui m’aime plus que tout au monde, mais une femme qui une fois m’a avoué sa peur de rencontre un homme noir dans la rue et qui à plus d’une occasion à proféré des stéréotypes raciaux ou ethniques qui m’ont humilié.
Ces gens sont une part de moi-même. Et ils sont une part de l’Amérique, ce pays que j’aime. Certains verront là une tentative de justifier ou d’excuser des commentaires qui sont simplement inexcusables. Je peux vous assurer que ce n’est pas le cas. Je suppose que l’attitude politique prudente serait de laisser passer cet épisode et espérer qu’il va s’effacer avec le temps. On peut écarter le Révérend Wright comme un déséquilibré ou un démagogue, juste comme on a écarté Géraldine Ferraro (2) à la suite de ses récents propos , contenant de profondes allusions raciales. Mais je crois que la race est une question que notre pays ne peut se permettre d’ignorer en ce moment. Nous ferions la même faute que le Révérend Wright a commise avec ces sermons offensants pour l’Amérique, faits de simplismes et de stéréotypes amplifiant l’aspect négatif au point de déformer la réalité. Le fait est que les commentaires qui ont été faits et les questions venues à la surfaces ces dernières semaines reflètent les complexités raciales dans ce pays sur lesquelles nous n’avons jamais travaillé- une part de notre union, que nous devons perfectionner maintenant. Et si nous fuyons maintenant, si nous restons simplement sur nos positions , nous ne serons jamais capables de nous unir et de résoudre les défis comme le système de santé, ou d’éducation, ou la nécessité de trouver de bons emplois pour chaque Américain. Comprendre la réalité exige de se rappeler comment nous en sommes arrivé là. Comme William Faulkner l’a écrit une fois : « Le passé n’est pas mort et enterré. En fait, il n’est même pas passé ». Nous n’avons pas besoin de raconter ici l’histoire de l’injustice raciale dans ce pays. Mais nous avons réellement besoin de nous rappeler que beaucoup de disparités qui existent aujourd’hui dans la communauté africaine Américaine proviennent directement des inégalités passées depuis les premières générations qui ont souffert du brutal héritage de l’esclavage et de Jim Crow.(3)
Les écoles de la ségrégation étaient et sont toujours des écoles inférieures ; nous n’y avons toujours pas remédié cinquante ans après Brown contre le Ministère de l’Education (4) et l’éducation inférieure qu’elles prodiguaient, alors et maintenant, permet d’ expliquer l’écart qui existe actuellement entre les étudiants noirs et blancs. La discrimination légale - qui empêchait les noirs ,souvent par la violence , de posséder des propriétés ou d’obtenir pour les entrepreneurs Africains Américains ou pour des propriétaires qui ne pouvaient accéder aux prêts hypothécaires de (l’organisme gouvernemental) FHA, ou les noirs étaient exclus des syndicats, ou des forces de police , ou des pompiers - signifiait que les familles noires ne pouvaient accumuler suffisamment de richesses à léguer aux générations suivantes. Cette histoire permet d’expliquer l’existence du fossé de la richesse et des revenus entre les noirs et les blancs, et la concentration des poches de pauvreté qui persistent aujourd’hui dans tant de communautés urbaine et rurales. Le manque de possibilités pour les hommes noirs, la honte et la frustration née de l’incapacité à subvenir à sa propre famille,ont contribué à l’érosion des familles noires, un problème que les politiques d’action sociale ont aggravé depuis de nombreuses années. Et que les manques de politique d’aide sociale ont aggravé depuis de nombreuses années – des parcs pour les enfants pour y jouer, des patrouilles de policiers, un ramassage régulier des ordures et un renforcement du code de la construction- tout cela a créé un cycle de violence, de gâchis et d’abandon qui continue de nous hanter.
Telle est la réalité dans laquelle ont grandi le Révérend Wright et d’autres Africain Américains. Ils viennent des années cinquante et soixante, au temps où la ségrégation était encore la loi du pays et où les possibilités étaient extrêmement réduites. Ce qui est remarquable, ce n’est pas combien ont échoué devant la discrimination, mais plutôt combien d’hommes et de femmes ont surmonté les obstacles ; combien ont été capables d’ouvrir un chemin à travers ces obstacles pour ceux qui comme moi sont venus après eux. Mais pour tous ceux qui creusé leur chemin bec et ongles pour obtenir une part du rêve américain, il y en a beaucoup qui n’y sont pas arrivé - ceux qui ont été vaincus d’une manière ou d’une autre par la discrimination. Cet héritage de la défaite a été transmis aux nouvelles générations, ces hommes et ces femmes de plus en plus jeunes que nous voyons debout au coin des rues ou s’étiolant dans nos prisons, sans espoir, sans projets pour l’avenir. Même pour les noirs qui ont réussi, la question de la race et le racisme continuent de définir leur vision du monde. Pour les hommes et les femmes de la génération du Révérend Wright, les souvenirs de l’humiliation, les doutes et la peur n’ont pas disparu, ni la colère et l’amertume de ces années-là. Cette colère ne s’exprime peut être pas en public, devant les travailleurs ou les amis blancs. Mais elle s’entend chez le coiffeur ou autour de la table. Parfois, cette colère est exploitée par des politiciens qui cherchent à capter des voix par les divisions raciales ou pour faire oublier leurs propres échecs.
Et à l’occasion, elle se fait entendre dans une église un dimanche matin en chaire et sur les bancs. Le fait que tant de personnes soient surprises d’entendre cette colère dans des sermons du Révérend Wright nous rappelle simplement le vieux truisme selon lequel l’heure de la plus grande ségrégation de la vie américaine est le dimanche matin. Cette colère n’est pas toujours productive ; en vérité, elle détourne trop souvent l’attention de la solution des vrais problèmes ; elle nous empêche de faire face à notre propre complicité avec notre condition et écarte la communauté Africaine Américaine des alliances nécessaires à un changement réel. Mais la colère est réelle ; elle est puissante et la repousser, la condamner sans en comprendre les racines, sert seulement à creuser le fossé d’incompréhension qui existe entre les races.
En fait une colère similaire existe dans certains secteurs de la communauté blanche. Beaucoup de blancs de la classe ouvrière et de la classe moyenne ne ressentent pas qu’ils ont été particulièrement privilégiés par leur race. Leur expérience est celle d’immigrants- en ce qui les concerne personne ne leur a rien donné. Ils ont construit de leurs propres mains. Ils ont travaillé dur toute leur vie, et souvent pour voir leur emploi partir au delà des mers ou leur retraite disparaître après une vie entière de travail. Ils sont anxieux de l’avenir et voient leurs rêves s’évanouir ; dans une époque de salaires bloqués et de compétition globale, les opportunités apparaissent comme un jeu de sommes nulles, dans lequel vos rêves se forment à mes dépens. Ainsi quand on leur dit d’envoyer leurs enfants à l’école à l’autre bout de la ville, quand ils entendent qu’un Africain Americain a obtenu un bon emploi ou une place dans un bon collège en raison d’une injustice qu’ils n’ont pas commise ( la discrimination positive,NDLR), quand on leur dit que leurs peurs à propos de la criminalité dans les quartiers urbains relèvent de préjugés, leur ressentiment s’accroît. De même que parfois dans la communauté noire, ce ressentiment n’est pas toujours exprimé de manière policée. Mais il a façonné le paysage politique depuis au moins une génération. La colère envers l’aide sociale et la discrimination positive a aidé à forger la coalition de Reagan. Les politiciens exploitent constamment la peur de la criminalité à leurs propres fins électorales. Les hôtes des débats télévisés et les commentateurs conservateurs ont construit leur carrière entière en mettant en avant des faits de racisme tandis qu’ils récusaient les discussions légitimes sur l’injustice raciale et l’inégalité, comme du simple politiquement correct ou du racisme inversé. De la même façon que la colère noire souvent s’est montrée contreproductive, ces ressentiments des blancs ont détourné l’attention des réels coupables de la pression sur les classes moyennes.- une culture d’entreprise sévit avec ses pratiques comptables douteuses , et son avidité à courte vue ; et Washington dominé par les lobbyistes et les intérêts particuliers. Et pourtant, repousser les ressentiments des Américains blancs,les stigmatiser comme mal orienté et même racistes,sans reconnaître qu’ils sont enracinés dans des soucis légitimes - cela aussi approfondit la division raciale et bloque le chemin de la compréhension.
Voilà où nous en sommes aujourd’hui. C’est une impasse raciale dont nous sommes prisonniers depuis des années. Contrairement aux proclamations de certains de mes critiques, blancs et noirs, je n’ai jamais été assez naïf pour croire que nous pouvions surmonter cette division raciale en un seul cycle électoral, ou avec une simple candidature – particulièrement une candidature aussi imparfaite que la mienne. Mais j’ai voulu affirmer ma ferme conviction - une conviction enracinée en Dieu et dans ma foi dans le peuple américain - qu’en travaillant ensemble nous pouvons dépasser certaines de vieilles blessures raciales, et que en fait nous n’avons pas le choix si nous voulons continuer sur la voie d’une union plus parfaite. Pour la communauté africaine américaine, cette voie signifie assumer le fardeau de notre passé sans devenir les victimes de notre passé. Cela signifie continuer à insister pour une justice totale dans chaque aspect de la vie américaine. Mais cela signifie aussi lier nos revendications particulières – pour une meilleur assistance médicale et de meilleures écoles et de meilleurs emplois - aux plus larges aspirations de tous les Américains- la femme blanche qui lutte pour briser le plafond de verre , l’homme blanc qui a été licencié ;l’immigrant qui essaie de nourrir sa famille .Ce qui signifie prendre la pleine responsabilité de nos propres vies –en demandant plus à nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants , en leur lisant , en leur enseignant que quels que soient les défis et les discriminations qu’ils rencontreront dans leur vie , ils ne doivent jamais succomber au désespoir ou au cynisme .Ils doivent toujours croire qu’ils peuvent écrire leur propre destin.
Ironiquement cette notion typiquement américaine - oui , conservatrice - la notion « aide-toi toi-même » , se trouve fréquemment exprimée dans les sermons du Révérend Wright. Mais ce que mon ancien pasteur a trop souvent échoué à comprendre c’est qu’adhérer au programme « aide-toi toi-même » implique aussi de croire que la société peut changer. L’erreur profonde des sermons du Révérend Wright n’est pas ce qu’il a dit du racisme dans notre société. C’est qu’il a parlé comme si notre société était immobile ; comme si aucun progrès n’avait été accompli ; comme si ce pays- un pays qui a rendu possible pour l’un de ses membres de se présenter à la plus haute responsabilité du pays et de construire une coalition de blancs et de noirs, de Latinos et d’Asiatiques, riches et pauvres, jeunes et vieux – était encore lié irrévocablement à son passé tragique. Mais ce que nous savons - ce que nous avons vu- c’est que l’Amérique peut changer. C’est le véritable génie de cette nation .Ce que nous avons déjà accompli nous donne l’espoir- l’audace d’espérer - que nous pouvons et que nous devons accomplir demain Dans la communauté blanche, la voie vers une plus parfaite union signifie reconnaître que ce qui fait souffrir la communauté noire américaine n’existe pas seulement dans l’imagination du peuple noir, mais que l’héritage de la discrimination - et les habituels incidents de la discrimination quoique moins flagrants que dans le passé - sont réels et doivent être pris en compte. Non juste par des mots, mais par des actes - en investissant dans nos écoles et dans nos communautés ; en renforçant nos lois sur les droits civils et en assurant l’équité dans notre système de justice criminelle ; en donnant à cette génération les moyens de s’élever qui furent refusés aux précédentes générations. Cela exige de chaque Américains de e rendre compte que vos rêves ne se font pas aux dépens mes rêves ; qu’investir dans la santé,la sécurité sociale, et l’éducation des enfants noirs , bruns et blancs aidera à la prospérité de l’Amérique.
Et au fond, ce qui est demandé n’est ni plus ni moins ce que toutes les religions du monde demandent, que nous fassions pour les autres ce que nous voudrions qu’ils fassent pour nous. Veillons sur notre frère, nous dit l’Ecriture. Veillons sur notre sœur. Trouvons le lien commun que nous avons tous et que nos politiques reflètent également cet esprit. Car nous avons le choix dans ce pays. Nous pouvons accepter une politique qui nourrit la division, et le conflit, et le cynisme. Nous pouvons concevoir la race comme un spectacle- comme lors du procès de O.J.Simpson - ou un naufrage tragique comme pour les suites de Katrina, ou comme un faits divers pour les journaux télévisés de la nuit. Nous pouvons passer les sermons du Révérend Wright sur toutes les télévisions et en parler jusqu’à l’élection, et faire que la seule question de cette campagne soit de savoir si le peuple américain pense ou non que j’ai pu avoir de la sympathie pour ses discours les plus offensants. Nous pouvons nous précipiter sur une gaffe d’un partisan d’Hillary comme la preuve qu’elle joue la carte de la race, ou nous pouvons spéculer pour savoir si les blancs vont se regrouper autour de McCain aux élections générales sans tenir compte de sa politique. Nous pouvons faire cela.
Mais si nous le faisons, je peux vous dire que lors des prochaines élections, nous parleront d’autres sujets de diversion. Et puis encore d’un autre. Et encore d’un autre. Et rien ne changera. C’est un choix. Ou bien, maintenant, dans cette élection, nous pouvons nous rassembler et dire : « pas cette fois-ci ». Cette fois-ci nous voulons parler des écoles qui s’effondrent, qui volent l’avenir des enfants noirs, blancs, asiatiques, hispaniques et indigènes. Cette fois-ci nous voulons rejeter le cynisme qui prétend que ces enfants ne peuvent pas apprendre ; que ces enfants qui ne sont pas comme nous, sont le problème de quelqu’un d’autre. Les enfants de l’Amérique ne sont pas ces enfants, ce sont nos enfants, et nous ne voulons pas les laisser en arrière dans l’économie du 21ème siècle. Pas cette fois-ci. Cette fois-ci nous voulons parler des queues dans les salles d’urgence, pleines de blancs, de noirs et d’hispaniques qui n’ont pas de couverture médicale ;qui n’ont pas le pouvoir de l’emporter sur les intérêts particuliers à Washington, ce que nous pouvons faire si nous le faisons tous ensemble.
Cette fois-ci nous voulons parler des usines fermées qui autrefois permettaient une vie décente pour les hommes et les femmes de toutes les races, et des maisons à vendre qui autrefois appartenaient à des Américains de toute religion, de toute région, de tout choix de vie. Cette fois-ci, nous voulons parler du fait que le réel problème n’est pas que quelqu’un qui n’est pas comme vous, pourrait prendre votre emploi. Nous voulons parler de la compagnie pour laquelle vous travaillez et qui veut délocaliser au delà des mers pour faire plus de profit. Cette fois-ci, nous voulons parler des hommes , des femmes de toutes couleurs et de toutes croyances, qui servent ensemble, et combattent ensemble, et versent leur sang ensemble sous le même fier drapeau. Nous voulons parler de la façon de les ramener à la maison loin d’une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée et qui jamais n’aurait dû être financée, et nous voulons parler de la façon dont nous montrerons notre patriotisme en nous préoccupant d’eux et de leurs familles et en leur donnant les pensions qu’ils ont gagnées. Je ne me présenterais pas pour être Président si je ne croyais pas de tout mon cœur que c’est ce que veut la vaste majorité des Américains pour ce pays. Il se peut que cette union ne soit jamais parfaite, mais génération après génération elle a montré qu’elle peut toujours être perfectionnée. Et aujourd’hui, à chaque fois que je suis tenté par le doute ou par le cynisme à propos de cette possibilité, ce qui me donne le plus d’espoir c’est la nouvelle génération - les jeunes gens dont les attitudes , les convictions et l’ouverture au changement ont déjà fait l’histoire dans ces élections.. Il y a une histoire particulière que je voudrais vous conter aujourd’hui, une histoire que j’ai racontée quand j’ai eu le grand honneur de parler pour l’anniversaire du Docteur ( Martin Luther) King dans son église baptiste, d’Ebenezer, dans l’Atlanta. Il y avait une jeune femme blanche de trente trois ans nommée Ashley Baia qui participait à notre campagne à Florence, en Caroline du Sud. Elle avait travaillé à organiser une communauté plutôt Africaine Américaine depuis le début de la campagne et un jour elle se trouva à une table ronde où chacun voulait raconter son histoire et pourquoi il était là.
Et Ashley dit que lorsqu’elle avait neuf ans, sa mère avait eu un cancer. Et parce qu’elle avait manqué des jours de travail, elle avait perdu son assurance médicale . Elle a dû se mettre en faillite , et c’est alors qu’Ashley a décidé qu’elle devait faire quelque chose pour aidersa mère. Elle savait que la nourriture était très chère, aussi Ashley a convaincu sa mère qu’elle aimait et qu’elle ne voulait vraiment manger que des sandwiches à la moutarde. Parce que c’était le moyen le moins cher de manger. Elle a fait cela durant un an jusqu’à ce que sa mère aille mieux et elle dit a tout le monde autour de la table que sa raison de se joindre à la campagne était d’aider ainsi les millions d’enfants de notre pays qui veulent et qui ont aussi besoin d’aider leur parents. Maintenant, Ashley aurait pu faire un choix différent . Peut-être quelqu’un lui a suggérer que les problèmes de sa mère venaient de ces noirs qui sont assistés et trop fainéants pour travailler, ou de ces hispaniques qui viennent illégalement dans notre pays. Mais elle ne l‘a pas écouté. Elle a cherché des alliés dans son propre combat contre l’injustice.
En tout cas, Ashley termine son histoire et demande à tous ceux qui sont autour de la table pourquoi ils soutiennent la campagne. Ils ont tous une histoire et des raisons différentes. Certains ont des problèmes particuliers. Et finalement ils se tournent vers un vieil homme noir qui était resté assis tranquille pendant tout ce temps . Ashley lui demande pourquoi il est là. Il ne parle pas d’un problème particulier. Il ne dit rien de l’assistance médicale ou de l’économie, ni de l’éducation ni de la guerre. Il ne dit pas qu’il était là pour Barack Obama. Il dit simplement à tous ceux qui sont autour de la table : « je suis ici à cause d’Ashley ». « Je suis ici à cause d’Ashley ». En lui-même, ce simple moment de reconnaissance entre cette jeune fille blanche et ce vieil homme noir n’est pas suffisant. Il n’est pas suffisant pour donner une assurance médicale aux malades, ou un emploi aux chômeurs, ou l’éducation à nos enfants. Mais c’est d’ici que nous partons. C’est ici que notre union devient plus forte. Et comme tant de générations l’ont compris durant deux cents vingt et un ans, depuis qu’un groupe de patriotes a signé ce document à Philadelphie, c’est ici que la perfection commence.

Traduction : Jacques Coubard pour www.humanite.fr
(1) Vient d’être réédité , avec une nouvelle préface d’Barack Obama aux Presses de la Cité ; 454 pages, 21 euros. (2) Ancienne directrice de la campagne d’Hillary Clinton, qui avait mis en cause la couleur de Barack Obama et qui dû démissionner à la suite de ces propos/ (3) Nom du personnage noir caricatural d’une chanson , qui devint le symbole des lois racistes instituant la ségrégation. (4) Arrêt de la cour suprême de 1954 interdisant la ségrégation scolaire.

Wednesday, April 02, 2008


Merci à ce blog


je sens comme cette fleur dans mon jardin qui est sur le point de s'ouvrir doucement. cachée dans l'ombre de ses fruits elle s'embellit chaque jour un peu plus....


quel bonheur de retrouver un ami de longue date, perdu dans le silence des années, dans l'absence physique, mais oh combien présent dans mon esprit de tous les jours.

Merci d'avoir fait surface!!! j en suis toute émue et je retrouve le parfum des doux souvenirs...


merci à toi cher ami, si loin et si près toujours. je t'embrasse avec un mélodieux malaika, tu sais qui tu es...


Cathy

Sunday, March 23, 2008


Voyage aux coeurs de certains proverbes africains

Des proverbes qui respirent la sagesse et la vérité. les proverbes africains ont beaucoup à nous apprendre sur le sens à donner à la vie


«L'espoir est le pilier du monde.»
«La nuit dure longtemps mais le jour finit par arriver.»
«Le lieu où on attend la mort n'a pas besoin d'être vaste."
«Sur quelque arbre que ton père soit monté, si tu ne peux grimper, mets au moins la main sur le tronc.»
«Jette un os au chien méchant pour l'empêcher de te mordre.»
«La mort est un vêtement que tout le monde portera.»
«Marche en avant de toi-même, comme le chameau qui guide la caravane.»
«Les marques du fouet disparaissent, la trace des injures, jamais.»
«La persévérance est un talisman pour la vie.»
«Quand l'éléphant trébuche, ce sont les fourmis qui en pâtissent.»
«Il n'y a pas de mauvais roi mais de mauvais courtisans.»
«La vache qui reste longtemps en place, s'éloigne avec une fléchette.»
«Quand un homme, la corde au cou, passe près d'un homme tué, il change de démarche et rend grâce à Allah du sort que le Tout-Puissant lui a réservé.»
«Mouche du roi est roi.»
«Le destin souffle sans soufflet de forge.»
«Chaque marigot a son crocodile.»
«La chèvre morte est un malheur pour le propriétaire de la chèvre ; mais que la tête de la chèvre soit mise dans la marmite n'est un malheur que pour la chèvre elle-même.»
«Si tu portes un vieillard depuis l'aube et que le soir tu le traînes, il ne se souvient que d'avoir été traîné.»
«On n'oublie pas l'arbuste derrière lequel on s'est caché quand on a tiré sur un éléphant et qu'on l'a touché."
«La buse qui plane ne se doute pas que ceux qui sont en bas devinent ses intentions.»
«On ne met pas les vaches dans tous les parcs que l'esprit construit.»
«Quand la force occupe le chemin, le faible entre dans la brousse avec son bon droit.»
«Dans un pouvoir despotique, la main lie le pied ; dans une démocratie, c'est le pied qui lie la main.»
«Ce sont ceux qui ont peu de larmes qui pleurent vite le défunt.»
«Le singe ne voit pas la bosse qu’il a sur le front.»
«La mort moud sans faire bouillir l'eau.»
«La mort engloutit l'homme, elle n'engloutit pas son nom et sa réputation.»
«Aussi longtemps que les lions n'auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur.»
«Le chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux chemins à la fois.»
«Un acacia ne tombe pas à la volonté d'une chèvre maigre qui convoite ses fruits.»
«Que personne ne se hâte de voir le jour où tous ses parents et leurs familles feront un éloge.»
«Celui qui doit vivre survit même si tu l'écrases dans un mortier.»
«Une petite colline te fait arriver à une grande.»
«Toute flèche dont tu sais qu'elle ne te manquera pas : fais seulement saillir ton ventre pour qu'elle y frappe en plein.»
«Le veau ne perd pas sa mère même dans l'obscurité.»
«Les condoléances ne ressuscitent pas le défunt mais elles entretiennent la confiance entre ceux qui restent.»
«Ne pile pas ton mil avec une banane mûre.»
«Qui vit longtemps voit la danse de la colombe.»
«Le cri de détresse d'un seul gouverné ne vient pas à bout du tambour.»
«Si tu supportes la fumée, tu te réchaufferas avec la braise.»


.....

Sunday, March 16, 2008


racisme et xénophobie - temps de décoloniser les esprits


Odile Tobner nous livre un poignant message à travers son dernier livre , Du racisme français, à travers quatre siècles de négrophobie. Etrange que les cours d'histoire nous informent si peu sur ce fléau que l'homme et la femme blancs ont tant de mal à décortiquer.... ou bien , ne voulons-nous pas y croire....


Depuis le Code noir (1685), rares sont les intellectuels français qui ont remis en question le socle raciste sur lequel repose notre regard sur "les noirs", africains ou antillais. Les récentes saillies négrophobes d'Hélène Carrère d'Encausse, Alain Finkielkraut ou Nicolas Sarkozy ne sont pas de malheureux dérapages mais la continuité désolante de préjugés nourris depuis quatre siècles.Qui, en France, sait que Saint-Simon, Bossuet, Montesquieu ou Voltaire ont commis, sur ces questions, des pages monstrueuses? Que Renan, Jules Ferry, Teilhard de Chardin, Albert Schweitzer ou encore le général De Gaulle leur ont emboîté le pas?Le pays des Lumières et des Droits de l'homme n'aime pas se voir en ce miroir-là. Odile Tobner révèle que la négrophobie fait pourtant partie de notre héritage.Il est temps de décoloniser les esprits. Enfin.
Date de publication : novembre 2007 260 pages Prix : 19,80 € (- FF)Format : 140 x 205 mmDisponible Par Odile Tobner


Sur le blog d’Alain Mabanckou :… « Le lecteur sera d’abord frappé par la couverture sur laquelle on note la présence de Louis XIV, Bossuet, Montesquieu, Renan, le général de Gaulle, Nicolas Sarkozy, Hélène Carrère d’Encausse, Pascal Sevran et Alain Finkielkraut. Odile Tobner part des dernières déclarations d’Hélène Carrère d’Encausse, de Nicolas Sarkozy et d’Alain Finkielkraut pour illustrer que ces personnalités sont dans la continuité d’une idéologie que la France a toujours pratiquée depuis longtemps et que cela relève même d’un « héritage » institutionnel. A ceux qui affirment que ce n’est qu’une « mode », l’auteur rappelle qu’il ne s’agit pas de « la question noire en France » mais d’une « question française à propos des noirs ». Elle écrit : « De toutes les puissances coloniales, la France est de façon directe ou indirecte, celle qui a maintenu le plus étroitement sous sa domination son empire outre-mer ; c’est également celle qui a accepté le moins de Noirs dans l’exercice du pouvoir. Les deux faits sont liés et tiennent à un aspect inavouable de la mentalité française qui est le racisme.»Dans cet ouvrage riche et très argumenté – avec une bibliographie brassant aussi bien la philosophie, la sociologie, la politique et les différents domaines des sciences humaines – Odile Tobner montre comment la France s’évertue à étouffer les scrupules, à sacraliser un commerce des Noirs que le père Labat par exemple, dès le 18 ème siècle, légitimait aux Antilles avec un sadisme et un sens des affaires inattendus pour un « homme de Dieu ». Les thèses de Montesquieu demeurent délirantes, avec notamment sa théorie des climats dans son fameux ouvrage L’Esprit des lois : « On a plus de vigueur dans les climats froids… Les peuples [des] pays chauds sont timides comme les vieillards le sont ; ceux des pays froids sont courageux, comme le sont les jeunes gens ». Les habitants des pays chauds sont avertis. S’ils veulent être courageux, ils devraient changer de climat. L’ouvrage revient abondamment sur les dérives actuelles, celles que nous avons tous lues dans la presse, et je vous laisse découvrir avec quel panache, avec quelle élégance et avec quelle intelligence Odile Tobner les combat. Ce livre est non seulement utile, il est salutaire, incontournable pour nous autres qui sommes, semble-t-il, restés au stade de l’animal et qui, par conséquent, ne sommes pas assez “entrés dans l’histoire"… »

Sunday, March 09, 2008



Chers amis,
il y a des jours, où l'on tombe "par hasard" sur des textes de chansons qui vous bousculent, vous captent et que l'on aimerait faire partager à tout être cher.

Le texte qui suit est de ceux-ci!!!

Magnifique ode à la vie, douleurs et déchirures incluses.


Merci Herbert Gronemeyer de ce petit bout de vécu imménsément doux et tendre....

Bonne journée à vous tous

Momentan ist richtig, momentan ist gut,

nichts ist wirklich wichtig, nach der Ebbe kommt die Flut.

Am Strand des Lebens, ohne Grund, ohne Verstand,

ist nichts vergebens, ich bau' die Träume auf den Sand.

Und es ist, es ist ok, alles auf dem Weg,

und es ist Sonnenzeit, unbeschwert und frei.




Und der Mensch heißt Mensch, weil er vergisst, weil er verdrängt,

und weil er schwärmt und stählt, weil er wärmt, wenn er erzählt,

Und weil er lacht, weil er lebt, du fehlst.

Das Firmament hat geöffnet,
wolkenlos und ozeanblau,

Telefon, Gas, Elektrik, unbezahlt,
und das geht auch.

Teil' mit mir deinen Frieden, wenn auch nur geborgt,

ich will nicht deine Liebe, ich will nur dein Wort.

Und es ist, es ist ok, alles auf dem Weg,
und es ist Sonnenzeit,

ungetrübt und leicht.


Und der Mensch heißt Mensch,

weil er irrt und weil er kämpft, und weil er hofft und liebt,

weil er mitfühlt und vergibt.

Und weil er lacht, und weil er lebt, du fehlst .

Oh, weil er lacht, weil er lebt, du fehlst.


(Instrumental)


Es ist, es ist ok, alles auf dem Weg, und es ist Sonnenzeit,

ungetrübt und leicht.


Und der Mensch heißt Mensch weil er vergisst,

weil er verdrängt. Und weil er schwärmt und glaubt,

sich anlehnt und vertraut. Und weil er lacht,

und weil er lebt, du fehlst. Oh, es ist schon ok,

es tut gleichmäßig weh, und es ist Sonnenzeit,

ohne Plan, ohne Geleit.


Der Mensch heißt Mensch, weil er erinnert, weil er kämpft,

und weil er hofft und liebt, weil er mitfühlt und vergibt.

Und weil er lacht, und weil er lebt,

du fehlst

. Oh, weil er lacht, und weil er lebt,

du fehlst.